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Nerzh en détails : origine, évolution des objectifs, la démarche, les freins et les leviers !

          L'opération Nerzh est menée par le Conseil de développement du Pays COB et est motivée par la volonté de rencontrer, comprendre et mettre en lumière la jeunesse des communes du Centre Ouest Bretagne !

 

          Il y a 4 ans, le Pays Centre Ouest Bretagne et les services jeunesse du Roi Morvan, de Callac, de Huelgoat, d'ULAMiR Aulne, du Yeun Elez et du CLAJ ont mené en partenariat un projet afin de permettre à des jeunes du coin d'être des ambassadeurs du Centre Ouest Bretagne dans le cadre d'échanges locaux, nationaux et internationaux. Le projet était soutenu par la Programme LEADER, la Région Bretagne et également par le Conseil Départemental du Finistère qui a été l'acteur « déclencheur » par son appel quant au fait que la jeunesse du Centre Ouest Bretagne était d'une grande richesse : on les remercie pour leur confiance et leur précieux soutien.

 

          Depuis ce projet, la volonté de mener d'autres actions davantage en rapport avec leur quotidien et leur expression était présente !

          Pourquoi ? Par peur de voir ce territoire vieillir de manière irrémédiable mais aussi par colère que l'on ne donne pas ou presque la parole aux jeunes alors que ce territoire est aussi le leur et qu'il ne peut être vivant dans le présent mais aussi dans le futur, sans sa jeunesse.

 

          Les jeunes sont souvent sollicités en leur qualité de consommateur : pour le dernier téléphone, concernant des activités de loisirs, ou encore lorsque nous espérons voir s’installer des jeunes parents pour faire vivre nos écoles. Mais quand cherchons-nous à nous connecter avec eux afin qu’ils s’expriment ? Afin d’apprendre à connaître qui ils sont ? À découvrir leurs rêves et leurs projets ? À comprendre de quoi ils ont besoin pour les réaliser ? Et bien… trop rarement ! Et nous trouvons cela dommageable puisqu’il s’agit d’habitants comme les autres avec des envies, des passions, des projets, des compétences et des problématiques.

 

          Ce sont pour ces raisons que le Conseil de développement du Pays COB a décidé de travailler sur le sujet des jeunes habitants. Nous avons embauché une jeune chargée de mission en avril 2018 (la confiance en la jeunesse commence ici…) afin de réaliser un diagnostic de territoire portée sur la jeunesse. Notre premier objectif était de comprendre de quoi avaient besoin les jeunes pour rester sur le territoire.
 

            Cependant, une première question s’est vite posée : qu'est-ce qu'un jeune du territoire ? Un ado, un jeune adulte, un jeune parent ? Nous avons alors pris l'ancrage au territoire comme fil rouge et avons défini la tranche d'âge : 15 à 30 ans. Pourquoi ? Car à 15 ans on doit se projeter sur notre avenir professionnel si ce n'est pas déjà fait, et donc se projeter à l'intérieur ou à l'extérieur du territoire. Nous pensons également que les habitants de 25  à 30 ans qui sont restés, partis et revenus ou arrivés sur le territoire témoignent d'un certain ancrage, nous avons alors décidé de leurs donner la parole. Enfin, nous avons choisi de réaliser une enquête à quatre "entrées" : une pour les jeunes qui habitent actuellement sur le territoire, une autre pour ceux et celles qui vivent ailleurs temporairement (études, travail saisonnier...), une pour ceux et celles qui ont quitté le Centre Ouest Bretagne mais y ont grandi ou longuement vécu et une pour ceux et celles qui travaillent dans le COB mais habitent ailleurs.

            Après avoir défini quels habitants ce projet concernerait, une seconde réflexion essentielle s'est présentée : qui sont les 15-30 ans du Centre Ouest Bretagne ? Comment les identifier ? Comment les rencontrer ? Comment récolter leurs paroles ? 

 

C’est à ce moment que nous avons créé le projet « Nerzh ».

 

          Nous avons d'abord interrogé une centaine de jeunes concernant leurs habitudes de communication et d’information lors d’un salon emploi-formation à Rostrenen. Cela a été notre premier pas vers la proximité et d'un plan de communication participatif. Suite aux résultats, nous avons alors créé une page Facebook, un compte Instagram, un compte Snapchat (que nous ne maîtrisons cependant pas vraiment !...), un blog pour permettre à tous et à toutes de consulter les infos. Nous avons également fait imprimer des affiches et des flyers et pris rendez-vous avec les presses et les médias locaux.

 

          Cependant, même si les réseaux sociaux sont des outils très utiles, la portée de l’information est limitée et il faut les animer pour gagner en visibilité. Oui, mais comment ? En allant sur le terrain tourner des mini-reportages amateurs sur des habitants de 15 à 30 ans afin de les publier sur Facebook et sur le blog ! Les prises de contacts se sont d'abord faites par le bouche à oreille puis en repérant des jeunes sur la toile, dans la presse locale, etc… Le fil rouge de nos interviews ? La mise en lumière des parcours de chacun et de chacune et l’ancrage au territoire ! Il nous a semblé important de considérer les jeunes habitants de 15 à 30 ans pour qui ils sont plutôt que pour leurs statuts (bénévoles d’une asso, service civique, en formation d’insertion, entrepreneur…). Bien que le projet de chacun ait été le prétexte du premier contact, notre soucis était bien de valoriser la jeunesse parfois méconnue de nos communes !

 

          Nous avons souhaité un diagnostic original, qui créerait assez de lien pour ne pas pouvoir terminer dans un tiroir, comme cela arrive malheureusement régulièrement : c'est de cette manière qu'on perd la confiance des partenaires professionnels ou associatifs et des habitants… Nous ne vous apprenons rien ! Et nous souhaitions au contraire, la gagner !

          Bien sûr, faire les choses seuls aurait été une erreur, et afin de mobiliser des élus, des structures, des habitants, autour du projet, il fallait que ce travail complète d'autres en cours de réalisation ou récemment effectués. Il n'était pas possible de conclure ces six mois de diagnostic simplement en exprimant « qu'il y a des problèmes de mobilité, d'accès aux soins, pas d'études supérieures sur le territoire ». Ça, tout le monde le sait. Et cela a beau être la réalité, nous trouvons que c'est assez négatif si il s'agit d'une conclusion.

          Nous avons fait le choix d'avoir une démarche positive, c'est à dire « recueillir des données » qui soient des outils pour répondre effacement à ces problématiques. Nous allons maintenant vous expliquer en quelques mots la méthode du projet et comment nos objectifs ont évolué au fil des travaux et des rencontres.

Les étapes....

D'avril à juin, nous avons imaginé la méthode de l’opération Nerzh et recueilli des regards croisés :

  • de jeunes lors du forum emploi-formation organisé à Rostrenen, de jeunes de notre entourage, mais aussi lors de rencontres informelles (covoiturage, rencontres)

  • d'acteurs professionnels et associatifs du secteur de la jeunesse et d'autres domaines transversaux (emploi, formation, logement, culture...) ainsi que des retours d'élus.
     

          Bien que nombreux étaient ceux et celles qui avaient de l'intérêt pour l'idée, beaucoup d'élus ou de professionnels ont exprimé un certain scepticisme. Les mêmes doutes revenaient : est-ce que ça va faire changer les choses ? Est-ce que c'est utile alors que chaque EPCI réalise un diagnostic ?
 

          Notre réponse a été de prendre en compte ces craintes et ainsi, faire notre maximum pour que ce diagnostic complète les travaux menés par les différentes EPCI (*équivalent des communautés de communes) et structures jeunesses du COB. C'est pourquoi nous avons décidé d'orienter l'enquête plutôt vers un projet participatif et coopératif avec l'objectif de récolter des données précises. Egalement, nous avons davantage orienter notre récolte de paroles vers les 20-30 ans, public qui a été difficile à toucher dans certains diagnostics plus locaux.
 

          Notre volonté, en plus d'apporter un travail complémentaire, et également de prétexter et faciliter la rencontre et la découverte des jeunes habitants au-delà des limites géographiques des EPCI. Car nous avons pu remarquer nt fait remarquer lors des des interviews vidéos ou via l'enquête en ligne que de nombreux habitants partagent les mêmes passions ou ont des projets très similaires alors qu'ils ne se connaissent sûrement pas ! Nous pensons qu’ils ont alors besoin d'espaces, d'événements ou de dispositifs pour se rencontrer.

          Une autre crainte importante a été exprimé par de nombreux professionnels et plusieurs élus : l'idée que seulement une partie des jeunes serait touchée par cette récolte de paroles, et pas les jeunes « éloignés » de la majorité : handicap, situation sociale difficile, marginalisation. Cela nous a imposé de consolider l'aspect coopératif et communicant de l'enquête. Et nous sommes heureux de pouvoir exprimer qu'ils ont eu la parole. Comment ? Grâce à la coopération et à la communication : via la mobilisation et les précieux regards croisés des acteurs jeunesses : service jeunesse du département 29, ULAMiR Aulne, CLAJ, service jeunesse de la CCKB, service jeunesse de la commune de Huelgoat, Mission Locale, Don Bosco, et également le retours d'autres acteurs qui agissent dans des domaines qui animent le quotidien : santé, handicap, mobilité, formatons.... Cela a vraiment marqué la nécessité de réfléchir de manière transversale et l'évidence de considérer les jeunes comme des habitants animés par le territoire et animent le territoire dans toute sa diversité, plutôt que comme des jeunes de passage, qu'on s'habitue, avec fatalisme, à voir partir ailleurs plutôt que les encourager à rester ou à revenir. Le bouche à oreille et l'implication des habitants a également été un levier essentiel pour la réussite du projet : nous avons reçu des messages d'encouragement ainsi que des pistes comme « Connaissez-vous tel jeune qui fait telle chose et habite dans telle commune? » Ce bouche à oreille a été possible en donnant une grande importance au plan communication du projet, sur lequel nous reviendrons plus précisément ensuite.

 

Le bouche à oreille a également été rendu possible grâce à des professionnels et des élus que nous remercions chaleureusement !

              Aftermovie Nerzh Connexion #1